09.06.2008

Variante

 

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    Résumé: Aiko et sa famille se font massacrer par un monstre, appelé "chimère". Mais une fois à la morgue, la jeune fille revient à la vie mais avec un bras gauche qui n'est pas le sien. L'inspecteur Sudo mène l'enquête, en collaboration avec le docteur Kochigawa.

Une nuit, une chimère débarque à l'hôpital et tue un grand nombre de personnes, tout en se dirigeant vers la chambre d'Aiko. Alors qu'elle est sur le point de se faire tuer, son bras se transforme et détruit le monstre en quelques secondes. Terrorisée, Aiko comprend que sa vie sera bouleversée à jamais....

 

 

    Mon avis: Variante s'inscrit dans un registre que j'aime beaucoup, mêlant le glauque à la réflexion avec beaucoup de maitrise.

L'histoire commence fort avec un petit massacre, juste pour dire se mettre en bouche. Non content de nous offrir une bonne dose d'hémoglobine et de chairs en lambeaux, le mangaka enchaine sur la souffrance intérieure de l'héroine qui se retrouve munie d'un bras gauche monstrueux. Dès lors, le gore est en suspend pour se consacrer uniquement à la psychologie. Cette partie reste la meilleure par sa justesse et sa dureté morale. Il est des histoires du mêmes genres qui ne laissent qu'un gout amer en bouche, ce qui n'est pas le cas de Variante. Alors que la pauvre Aiko essaie de comprendre le pourquoi de sa situation, le destin frappe une nouvelle fois en détruisant tout ce qui fait d'elle une être humaine (par exemple, le massacre de sa meilleure amie sous ses yeux alors qu'elle acceptait enfin son état). Alors que le scénario reste dans cette configuration pendant 3 tomes, la fin apporte un nouveau souffle en réinjectant une dose mesurée d'action (et donc du sang) pour clôturer en force le manga.

Vu le peu de tomes, il fallait des protagonistes forts pour porter l'attention de l'auteur jusqu'au bout. Aiko réussit parfaitement ce travail car elle reste attachante tout au long du scénario, perdue par tout ce qui lui arrive, notamment à cause de son bras qui lui insuffle l'idée de devenir un montre. Elle n'est pas seule puisque l'inspecteur Sudo cherche à l'aider par tous les moyens, pour "acheter" sa rédemption. il est comme tous les personnages, il cache une part obscure en lui dont certains essaient de se débarrasser et d'autres pas du tout. Il voit en Aiko le meilleur moyen d'exorciser ses démons, même si la jeune fille lui inspire plus de peur que de compassion (du moins au début). Très vite, il va comprendre la difficulté de sa situation et surtout, la douleur que peut éprouver Aiko. Il lui faut du temps pour s'en rendre compte mais sera finalement une aide indispensable pour conserver l'humanité de la jeune fille.
Il y a peu de personnages secondaires mais chacun d'eux est un obstacle ou un soutien pour les 2 héros. En tout cas, ils ont tous un passé chargé d'événements douloureux qui explique leurs présent.

Le dessin est un peu raide, avec des traits durs, surtout pour les personnages qui ne sont pas très esthétiques. Par contre, le coté monstrueux est bien respecté car les chimères sont vraiment horribles. C'est un peu mon reproche d'ailleurs puisque ces choses ne ressemblent à rien alors que les décors sont réussis par la précision dont ils font preuves.

Un bon manga en 4 petits tomes qui n'est pas qu'une succession de sang et d'action. Aiko est un personnage attachant qui lutte comme elle peut contre ceux qui l'ont rendu comme ca et parfois contre elle-même. Qui a dit que des mangas gores ne pouvaient pas être intéressant?

11.05.2008

Honey and Clover

 

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    Résumé: Honey & Clover, c’est l’histoire d’une tranche de vie de trois étudiants en art : Takemoto, Mayami et Morita. Ce trio explosif vit dans le même appartement et la cohabitation n’est pas des plus tristes avec les multiples frasques de Morita dont ses voisins de palier (ou plutôt ses petits nounours en peluche) sont victimes.
Un jour, le professeur Hanamoto leur présente sa petite cousine Hagumi (Hagu pour les intimes), une petite fille de 18 ans haute comme trois pommes et tellement kawaï qu’elle ne laisse pas Takemoto et Morita totalement indifférents. Quant à Mayami, il s’est épris de Rika, une architecte designer qui a récemment perdu son mari, et refuse ainsi d’accepter l’amour que lui porte Yamada, une camarade de classe.
On suit donc l’évolution complexe de ces deux trios amoureux dont les protagonistes auront bien du mal à accepter et à exprimer leurs véritables sentiments.

 

 

    Mon avis: Le problème de cette série est qu'elle s'inscrit dans la lignée des Host Club et autres School Rumble mais avec beaucoup moins de force.

L'histoire est multiple, même si on suit plus la vie de Takemoto, vu qu'il est le narrateur de cette tranche de vie. Premier souci vu qu'il est porté sur la déprime, le questionnement incessant, ce qui se ressent sur le récit. Du coup, le début marrant ne peut se confirmer par la suite et d'un début comique, on passe à un déballage sentimental de 2ème plan. Et là, je dirai que c'est la faute à Hagu. Ce petit bout de femme s'incruste extrêmement mal au reste. Notre héros semble fasciné par la petite fille mais il faut bien avouer qu'elle est plus souvent désespérante qu'attirante. Au fil des épisodes, le scénario n'avance plus d'un pouce et seule l'histoire secondaire de Mayama se révèle digne d'intérêt. Elle traite toujours de l'amour mais de facon plus mur étant donné que le jeune homme s'est entiché d'une adulte. Malheureusement, elle subit également un ralentissement gênant. Je veux bien croire que la 2ème saison était prévu mais ca n'excuse pas le remplissage poussif du milieu.

Ensuite les personnages sont inégaux. Le héros, centre nerveux de toute histoire, est profondément inintéressant, par ses problèmes, son questionnement sans fin, ses hésitations. A se demander pourquoi il est le héros. Pareil pour Hagu d'ailleurs. Mais le navire ne coule pas grace aux Morita, Ayu et Mayama. Le premier est l'élément comique (complètement barré devrais-je dire) et empêche la série de sombrer dans la déprime. Néanmoins, il est de très bons conseils car il comprend vite les choses, ce qui contraste avec son humour douteux. Ayu, qui pleure la moitié du temps, est plus adulte que le reste du groupe et a tendance à effacer Hagu pour mon plus grand plaisir. Son personnage prend d'ailleurs de plus en plus d'importance au fil du temps. Mayama est un peu la voix de la raison pour les autres mais moins pour lui. Aveuglé par son amour, cela lui permet de conseiller les autres sur comment faire. Son duo avec Rika, femme traumatisée par la mort de son mari, est excellent.

Le design est horrible par contre, surtout les bouches qui sont démesurées par rapport au reste. Hagu détient encore la palme car, même si elle a le même age que les autres, elle parait plus proche de la gamine d'école primaire. A sa décharge, elle n'est pas la seule à subir ce mauvais traitement. J'ai pourtant l'impression que le designer s'est acharné sur les filles car elles sont toutes anorexiques. Remarquez, les hommes ne sont pas beaucoup mieux lotis. Seul le prof, plein d'égard pour ses élèves, évite la catastrophe. De plus, l'animation est très, très raide, pas fluide pour un sou et le décor est en carton pâte.
La musique ne relève pas d'un plus grand intérêt. Je devrais dire qu'elle est même invisible. Mais je ne m'attendais à de miracle de ce coté, j'avoue.

Le début se regarde très facilement mais le brusque revirement sentimental porte un coup d'arrét dans note élan. Même si les personnages ne sont pas mauvais dans l'ensemble, les héros sont ratés. Un bilan peu flatteur pour un animé dont j'attendais plus. Les histoires intéressantes sont écourtées, c'est dommage.

08.05.2008

Samourai Deeper Kyo

 

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    Résumé: 4 ans après la bataille de Sekigahara, de nombreux samourais sans seigneurs vagabondent à la recherche d'eux meme. Kyoshiro, pharmacien ambulant et douteux, est l'un d'eux. Il rencontre Yuya Shiina, chasseuse de primes a la recherche de kyo aux yeux de demons, un assasin sanguinaire et invincible. Elle fait route avec kyoshiro mais découvre rapidement avoir déja trouvé celui qu'elle cherche...

 

 

    Mon avis: Habituellement peu attiré par les histoires de samouraïs, j'ai eu une envie soudaine de tenter le coup malgré les 38 tomes.

Mon premier constat est que c'est trop long pour finalement pas grand chose. Le début démarrait bien avec une bonne entrée en matière qui donnait envie de lire la suite, notamment grace au personnage de Kyo, très charismatique. Malgré quelques éléments banals comme la jeune fille qui se retrouve embarquée dans une aventure énorme mais qui n'a pas grand chose à faire ici. Bon ok, elle a une raison mais elle l'oublie bien vite finalement. Enfin, passé cette période, le manga commence à prendre une tournure moins charmante. D'abord parce que les combats s'enchainent à la vitesse de l'éclair, ensuite parce que des personnages ne cessent de défiler et enfin parce que l'histoire n'avance plus du tout. A chaque fois que l'on avoir un début de fin, il s'avère qu'un nouvel élément arrive, détruisant tout ce qu'il y a eu avant. Par exemple le big boss qui change 3 fois.

Mais ce que je reproche c'est d'aller toujours plus dans le "trop". Kyo est fort, on nous le dit dès le début. Bien évidemment, il rencontre des ennemis toujours plus puissants sinon ca ne serait pas drole. Oui mais voilà le problème. Chacun se dit le plus fort, met à mal le héros mais un toujours plus fort débarque. Ce cercle vicieux porte un coup d'arrêt au manga car ce schéma incessant finit par énerver le lecteur qui se lasse de tout ce petit monde en mal de combat. Bien sur aussi, le héros se fait battre mais trouve de la ressource dans on en sait pas quoi pour redevenir le numéro 1. On assiste également à la formation d'un groupe de plus en plus important qui n'est pas sans rappeler les Dragon Ball Z et autres. Au début c'est marrant, après c'est répétitif, surtout que les alliés suivent le même plan que Kyo (ils se font déglingués, s'énervent et trouvent une puissance mystérieuse).

J'enchaine sur les protagonistes du coup. Ils sont légion, trop même. Arrivé au milieu, on ne sait plus très qui fait quoi et qui est avec qui, surtout que l'auteur semble avoir un penchant pour les trahisons et fausses trahisons. Le héros est charismatique mais les autres ne le sont pas tous. Dans ce domaine Yuya fait plus office de pot de fleur que de véritable personnage essentiel. Il serait long et fastidieux de tous les citer mais je dirai que les proportions sont moitié-moitié. Là encore, on assiste au traditionnel revirement de situation avec des méchants qui s'avèrent être gentils finalement. Ceux- là, on peut les compter à la pelle, tellement il y en a. Je vais quand même parler de Luciole qui est mon préféré. Il apporte une touche comique à des situations tendus par son coté "je-men-foutisme" ou "dans la lune".

Le dessin est assez bon compte tenu du fait qu'il met bien en valeur les "yeux du démon" qui reviennent plusieurs fois. Kyo peut paraitre sympathique mais aussi complètement barjot selon les scènes. Les planches s'affinent au fil des tomes, plus particulièrement autour des yeux (heureusement vu la fin mais pour ca, il faut lire le manga). Un truc que j'ai pas compris: pourquoi Kyo appelle Yuya "planche à pain" alors qu'elle a quelques attributs? Voilà une question qui me hante ^^. Par contre, certains personnages se ressemblent trop, si bien que l'on finit par les confondre. Autre souci, les pages parfois surchargées d'éléments ce qui rend la lecture plus difficile et les combats pas toujours très clairs, surtout pour savoir qui a fait quoi.

Une histoire un peu longue et rafistolée, des personnages un peu nombreux et pas toujours très bons, un dessin dans l'ensemble satisfaisant, le bilan est mitigé. Même si j'ai suivi le manga à un rythme important, c'était plus pour connaitre la fin et les explication (pas toujours réussies d'ailleurs) que par un réel engouement. Un dizaine de tomes en moins aurait surement contribué à tirer la série vers le haut. Un manga à l'excès alors qu'un touche de simplicité aurait pu faire de lui l'un de mes préférés.

06.05.2008

Ef - A Tale of Memorie

 

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    Résumé: Chihiro est une jeune fille souffrant de troubles de la mémoire, protégée par Yu. En effet, elle n'a de souvenirs que des 13 dernières heures. Alors quand elle rencontre Renji, un lycéen gentil et simple, elle hésite sur la conduite à avoir. D'un autre coté, sa jumelle, Kei, passe son temps à énerver Hiro à cause de ses absences répétées. Ce dernier passe beaucoup de temps avec Miyako, jeune fille mystérieuse.

Derrière ces 2 histoires parallèles, se cache une chose qui unit tous ces personnages et qui semble lier à la ville...

 

    Mon avis: Cet animé s'inscrit dans la lignée de Sola et dans une moindre mesure, Hantsuki. On y retrouve les mêmes thèmes, à savoir la solitude et l'amour mais vu par 2 cotés opposés cette fois. Même si la série n'est pas exempt de tout reproche, j'ai pris du plaisir à voir un animé traitant de sujets qui me touchent toujours autant.

L'histoire pose des bases intéressantes mais tristes. Sachant que l'on va souffrir, vaut-il mieux fuir que d'essayer? C'est dans cet optique que se base l'histoire de Renji qui fait face à la peur et l'amour en même temps. Son choix n'est jamais simple, surtout quand la personne que l'on aime nous oublie au fur et à mesure. Cette histoire est la plus intéressante sur le papier mais j'ai eu le sentiment que le jeune homme ne se posait pas les bonnes questions et surtout que ses doutes n'étaient pas toujours justifiés alors que les interrogations de Chihiro le sont tout à fait. Cela s'explique par le fait que Renji est presque trop parfait, tout en gardant une certaine naiveté ce qui l'empéche de faire face à une situation un peu différente de son quotidien et idem pour la rencontre d'une jeune fille qui ne s'inscrit pas dans la "normalité". Après bien des errances, il finit par trouvé suffisamment de force pour faire un choix.

En parallèle, on a Hiro, jeune mangaka reconnu, dont la vie est monotone. Il se laisse aller car, comme Renji, il lui manque une chose pour avancer mais la différen ce est que lui en est totalement conscient. Son problème est qu'il ne se donne pas les moyens de trouver la solution car il se complait dans cette incertitude. En fait, il refuse d'avancer par peur de perdre ce qu'il a. Cette facon de vivre se retranscrit surtout dans son comportement avec les filles. Il reste flou et en devient donc cruel car, non seulement il fait trainer les choses, mais en plus, il leur fait espérer. Il est donc un bon complément à la situation de Renji car leurs points de vue ne sont pas du tout les mêmes mais ont les mêmes origines. Lui aussi doit faire face à un choix et c'est en ca que son histoire est mieux réussie que celle de Renji. En effet, son histoire est plus fluide, plus triste aussi quelque part grace au personnage de Miyako qui cache derrière son attitude fofolle une solitude immense.

Autour d'eux gravitent des personnages attachants pour la plupart mais qui sont toujours de bons conseils pour les aider à avancer. Même si parfois ils semblent tenter de les décourager, ils les guident sur les différents chemins qu'il emprunteront selon leur choix, leur permettant ainsi de prendre une vraie décision. Il y a juste Yuko qui me laisse perplexe car on ne sait rien d'elle, si ce n'est qu'elle attend quelqu'un et qu'elle disparait aussi mystérieusement qu'elle est apparait. C'est mon principal reproche car on n'a aucune explication sur elle, ni sur celui qui l'attend en retour, Yu.

Le design est proche des jeux de drague mais il colle bien à l'image que l'on se fait de la série. C'est mignon, souvent triste, surtout par les couleurs tantôt vives, tantôt fades, qui représentent bien les sentiments des protagonistes. Il y a juste un moment où le design change mais en mal. Heureusement que ca ne dure qu'un épisode mais ca m'a choqué sur le coup.
La musique est un peu à l'image du graphisme mais elle aurait surement pu être mieux. Je veux dire que certaines scènes sont vraiment belles avec un thème qui colle parfaitement mais d'autres sont un peu transparentes, pas aussi fortes qu'on l'espère. L'opening change souvent mais le 1er est tout bonnement magnifique et je regrette qu'il ne soit pas plus utilisé. Par contre, l'ending est un peu creux.

Ef - A Tale of Memorie est un animé qui peut en rebuter certains car l'histoire n'est pas très rythmée mais les thèmes sont poignants car très bien traités. On peut reprocher le fait que tous les épisodes ne sont pas intéressants mais j'ai été séduit par la poésie qui en découle, ainsi que la tristesse du récit. Mon coté sentimental a pris le dessus sur ma soif d'action mais de temps en temps, ca fait du bien, un peu de douceur dans un monde brute. Par contre, si vous n'avez pas aimé Sola, ce n'est pas la peine de tenter.

27.04.2008

Psychometer Eiji

 

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    Résumé: Eiji, à l'apparence d'un lycéen banal, est doué de psychométrie. Ce don lui permet par flash de reconstituer une scène passée en touchant les objets. Un jour, l'inspectrice Shima découvre son don et le convainc de l'aider dans ses enquêtes policières, notamment celle de tueur en série.

 

 

    Mon avis: Ce manga m'a fait l'effet d'un soufflet. Parfois, ca monte et parfois, ca descend, ce qui rend difficile la notation.

L'histoire, ou plutôt les histoires, sont très inégales. Les premières plantent un décor qui n'est pas sans rappeler GTO avec un héros bagarreur au grand cœur (qui lui ressemble même par le look). D'un point de vue global, le dessin est même identique. Mais revenons à l'histoire. Pas vraiment d'originalité malgré un pouvoir un peu différent. Ce jeune loubard se sert de ses dons pour aider une inspectrice dans ses enquêtes toujours plus glauque les unes que les autres. J'ai même fini par croire que c'est Eiji qui attirait la poisse. Très vite, voir trop vite, le manga prend une tournure surnaturelle déplaisante qui disparait aussi vite qu'elle est apparu. Peut-être les auteurs se sont-ils rendus compte de ce changement.

Autre point négatif, les nombreux intermèdes souvent inutiles. Mon impression sur ce sujet fut que pour combler des vides scénaristiques dans un manga où il n'y a pas vraiment d'histoire principale, les auteurs ont décidé de faire des sortes de "spin-off" dans l'intérêt est plus que discutable. En effet, les personnages récurrents sont des fétichistes répugnant dont l'un d'eux (le plus "important") se travestit en policière. J'avoue ne pas avoir compris les raisons d'une telle idiotie, si ce n'est à faire perdre du temps. Est-ce pour détendre l'atmosphère vu les nombreuses enquêtes sordides? Est-ce pour faire passer le temps? Je ne sais pas et je n'ai pas vraiment envie de savoir. Bon, certains intermèdes sont corrects quand ceux ci s'intéressent à l'évolution de la relation entre Eiji et Shima.

Puisque j'en parle, je continue sur les personnages. Evidemment, on se pose beaucoup de questions sur la relation Eiji/Shima. Eiji est un héros brut, c'est à dire qui ne réfléchit pas beaucoup avant d'agir tandis que Shima se porte comme la voix de la raison. Leur duo improbable mais complémentaire les fait se rapprocher. Voilà encore une de mes frustration car j'attendais plus de ce coté. On est livré à notre imagination car la fin laisse de grandes portes ouvertes. On a souvent le sentiment qu'ils sont attirés l'un par l'autre mais que leur condition (lui est encore lycéen) les empêche de passer le cap.
Toujours dans ce domaine, la soeur d'Eiji m'a profondément énervé par son coté insistante et malchanceuse car elle attire quand même tous les détraqués qui passent. Il en va de même pour Yusuke, détective en herbe mais dont le caractère m'insupporte. J'aurai aimé que le personnage de Fukami soit plus employé et que l'on en sache plus sur lui car il cache quelque chose. Heureusement que Toru relève le niveau.

Le dessin, comme je l'ai dit avant, est proche de GTO, à tel point que l'on pourrait croire que c'est le même mangaka. Les bagarres m'ont beaucoup fait rire par leur improbabilité. En effet, à chaque fois qu'Eiji donne un coup, on a l'impression que le crane explose. Ce n'est absolument pas réaliste mais ca détend. Les femmes sont plus réussies que les hommes qui apparaissent comme des brutes épaisses, dénués de charme (mis à part Akira).

J'ai relevé les ombres du tableau mais j'ai pris du plaisir à lire Psychométer Eiji. Mon sentiment ets que plus on avance dans les tomes et moins bien c'est. La fin laisse supposer qu'une suite est prévue mais pour l'instant, pas de news. C'est un divertissement convenable qui aurait pu prétendre à quelque chose plus grand.